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Exposition |
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Dominique Hugon Château de l'Aile |
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| Le projet « Parallèle château » Avec la proposition d’un lieu et au travers de la démarche même de l’artiste, ce projet explore deux axes des « maisons monde », le thème d’Images’06. Dominique Hugon travaille en fonction des espaces qui l’invitent. Certaines de ses réalisations naissent de sa confrontation à l’espace, qu’il soit voué à l’art telle une galerie ou spécifique, en l’occurrence le Château de l’Aile. La vision extérieure du château, qu’il qualifie de touristique, ainsi que la vision intérieure, privilégiée du château, de ses espaces et de ses habitants ont nourri le projet « parallèle château » dont le nom évoque pour lui la dimension dans laquelle se trouve cette bâtisse, soit une architecture d’une autre époque laissée à l’abandon. Etat des choses qui tend à rendre irréversible son lent processus de disparition. Le texte « parallèle château », écrit par l’artiste en forme de prélude à la visite des lieux, permet au lecteur et futur spectateur de générer ses propres images et de ne pas être confronté à la réalité du projet avant sa concrétisation. Dominique Hugon investira le temps de la manifestation deux endroits du site, invisibles de l’extérieur, où des installations « matérialiseront » certains éléments du texte de « parallèle château ». Il s’agit des caves et de la volière. Les premières donnent sur le quai et proposent au curieux un regard à l’intérieur, un regard sur le vide. La volière, quant à elle, se trouve à l’intérieur du domaine, on ne peut l’apercevoir que difficilement de l’extérieur, et lorsqu’on pénètre dans l’ancienne cage, on se trouve dans une position paradoxale, captif et protégé dans un même temps. Dans l’approche (physique) de chaque installation par le spectateur, on retrouvera la problématique du conditionnement chère à l’artiste. D’autres dimensions sont liées à l’intervention, jouant des délimitations infinies entre intérieur et extérieur ou d’univers visibles ou invisibles en interaction. C’est aussi une réflexion poétique sur le temps et la mémoire voire l’effacement propre à ce lieu. Dominique Amstutz « La grêle envahit les caves Les flots gelés traversent le quai, pénètrent les trèfles Le design suédois ne s'accorde guère au lustre d'époque Ou est-ce Jacques-Edouard qui manipule le balancier, joue avec les chapeaux? Sans raison aucune, le diamant gratte le microsillon, les pigeons s’agitent et s’émiettent Quand le château se retrouve dans la cage au bord du bassin en hémicycle, les déjections cessent Mais sur la volière, les végétaux tressent sa disparition Et le pic du pompier perce les planches pourries du plancher ». Dominique Hugon |
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